Les rites de « Laver – mains » en pays Bassa
La mort est situation qui vient rappeler à l’homme la futilité de son existence sur terre. Cependant l’homme africain en véritable Bantou, la célèbre selon le respect de certains us et coutumes. Alors venus assister à un deuil dans le pays bassa notamment à Babimbi, l’une des communautés Sawa du Cameroun, nous avons été baigné dans une pratique Mystico- traditionnelle qualifiée de « Laver – mains » que nous avons bien voulu partagé ici.

Le « Laver – Mains » qu’est-ce que c’est ?
« Le laver – mains » comme nous l’avons souligné en aval, est un rituel Mystique et traditionnel qui consiste à rompre de manière définitive les liens entre un mort et les membres de sa famille. Ceci se passe quatre jours (Pour la femme) et cinq jours (Pour l’homme) après le trépas de ceux-ci. Elle commence le jour du deuil avec la récupération d’un morceau de tissu qui emballe le corps.

C’est un rituel qui concerne les membres très proches et directs du disparu et se fait par le biais du responsable de la famille. Celui-ci a donc le droit de couper un morceau de tissu qui a servir à emballer le corps, puis, le divise en fonction du nombre de membres directs de celui-ci. Le responsable par la suite, attache ces ficelles de tissu sur les poignées de mains de ceux-ci pendant quatre (04) ou Cinq (05) jours. c’est le symbole de leurs attachement au défunt.
Rupture du lien d’avec nos morts
Quatre jours ou cinq jours après, selon qu’il s’agisse de l’homme ou de la femme, les membres de la famille dont il est question se réunissent autour d’un copieux repas pour discuter des causes du décès de leur disparu. Au veuf ou à la veuve, les questions sont posées au sujet de la mort de son époux ou son épouse. Il ou elle doit donner des explications afin de justifier ce trépas. Deux hypothèses sont envisageables : soit les dits sont confirmés, soit la version n’est pas fondée.
Hypothèses envisageables dans une cérémonie de « Laver Mains »
Dans le premier cas de figure, les deux familles, d’un commun accord décident de couper les bandelettes sur les bras et rompre totalement le lien entre elles et le défunt et partage un verre de vin ensemble pour renouer d’avantage leurs liens de familiarité. Mais dans le cas contraire, il s’en suit une série de rites traditionnels (Autopsie), lavage des mains dans une cuvette d’eau et une séance d’incantations visant à vérifier la véracité des dits de l’un ou l’autre. Cette pratique vise à faire connaitre réellement la cause du décès de leur membre et à faire payer à son auteur le prix. On parle généralement du « Retour à l’envoyeur ». Enfin s’en suit la cérémonie à la rupture finale.
Quel qu’en soit l’issu du procès ou de l’autopsie, les rubans doivent être coupés pour couper complètement tout lien avec les morts. Mais attention, ceci se fait généralement par l’entremise d’un initié, d’un mbombong, d’un responsable coutumier ou tout autre personne ayant une bonne connaissance des traditions. Ces pratiques qui se font dans toute les communauté camerounaises, bien que différemment, ne sont pas à négliger car leurs omissions ou leurs négligences entraînent des conséquences fâcheuses. Cf: plus initiés
3 Commentaires
http://bassacultureetcoutumes.blogspot.com/2017/02/ntjaga-maea-ou-lautopsie-des-causes.html?m=1
Pas mal mais je voudrais un autre rite svp merci
Je suis bassa je suis au Gabon et je suis en 4 ème c’était pour en savoir plus sur mes rites c’est pour un devoir merci 😊😊🍓🥞🍔