[Nécrologie] le monument de la culture et spiritualiste Sawa, Muledi Kouh Songue Philip n’est plus – Tamtam du Mboa
La nouvelle est tombée comme un coup de marteau sur la tête. Elle s’apparente à une rumeur, pourtant, loin d’être une. La communauté traditionnelle et culturelle Sawa pleure un pilier. Mr Philippe Daniel Kouoh Songuè, le coordonnateur de la dynamique « Katé » quitte ce monde ce 27 Mars des suites de maladie.

Kouoh Songue, un homme aux pouvoirs extraordinaires
Éminent personnage aux connaissances spirituelles extraordinaires, il était connu comme celui qui a créé le mouvement culturel katé : un centre d’initiation à la culture et à la spiritualité Sawa crée en 1998. Redoutable homme capable d’invoquer la pluie, le soleil et communiquer avec les esprits quand il veut, le guide de Katé est désocialisé par de nombreuses individus qui l’accusent d’avoir associé le mouvement à une société sécrète. Également combattu par le Ngondo qui lui reproche d’avoir vulgarisé les enseignements mystiques et initié les jeunes au spiritualisme.
Festical Katé jeune
Au Mboa, katé dans son entendement, désigne le camp de feu spirituel. Quant au festival katé jeune Sawa, autre fois désigné « Ngondo jeune» est une manifestions culturelle qui associe le spirituel aux traditions. Il a connu un grand nombre de mal entendu avant de rencontrer un succès inébranlable. Il compte aujourd’hui plusieurs antennes : à Douala, à Yaoundé, à Kribi, dans le Nkam, dans le Moungo et dans la Sanaga Maritime avec plus de 2000 membres. Et en 2016, le tout premier Camps de vacances «Matanga ma boso » (les premiers pas) est lancé. Il est destiné à forger les plus jeunes à l’ensemble des valeurs culturelles (langues, sciences, philosophie, astronomie, géographie conte, jeux…).

La victoire d’un valeureux homme
Bâtir une réelle école de valeurs patrimoniales fut pour ce monsieur, une grande victoire. Même s’il n’a pas eu le temps nécessaire pour achever d’autres projets plus immenses tels que sa station télé et Radio. Car depuis ce jour du 27 Mars 2020, grande est la consternation qui bat son plein au siège du centre Katé sis à Lendi – Douala. Date à laquelle le Baobab rejoint le cercle de ses ancêtres à l’âge de 57 ans. Un décès survenu à L’hôpital Laquintinie de Douala des suites de maladie.

La mort ne prévient pas, d’ailleurs elle se trouve sur le chevet de tout homme et elle est le miroir que nous promenons au quotidien. D’emblée ce qui a frappé à la porte de la famille katé est une démonstration que : « Nul n’est le maître de son destin». Repose en paix grand Maître.
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